Planifier sans pression

Je partage souvent mon amour pour les listes en tous genres.  J'en fais en moyenne 2 à 3 par jour.  Sans blague ; rien que pour cet article, j'ai rédigé deux listes d'idées à intégrer. 

Certaines personnes les utilisent car elles sont naturellement organisées, d'autres à l'inverse en ont absolument besoin pour ne rien oublier.  Dans tous les cas, j'apprécie cet outil non seulement comme aide-mémoire, mais surtout parce qu'il me permet des rappels essentiels ; 

En tête de liste, j’inscris souvent une intention, une note à moi-même ou un gentil rappel.  Il me semble que ce souhait me permette d'adoucir la longue liste de tâches que j'énumère ensuite, en me suggérant de prendre mon temps, ou en me rappelant d'être douce envers moi-même. 

C'est d'ailleurs cette habitude de commencer mes to-do list par une note bienveillante qui a fait naître l'idée de la Tout-doux liste, une approche avec moins de pression, et empreinte de bonnes intentions.  Au-delà du jeu de mot évidement, je trouvais très impérative la notion de to-do, presque autoritaire, alors que je manquais parfois de temps ou d'énergie pour tout faire ... De là est né la Tout-doux listel'aide-mémoire qui rappellerait tout, surtout d'être doux envers nous.

L'autre pratique que j'essaie de favoriser à travers ces listes est la gratification.  Pour cette raison, chaque ligne de la Tout-doux liste est dotée d'une case pour la satisfaction procurée par le fait de la cocher.  

Mieux encore : il y a quelques années, je me suis procuré un pique-papier.  J'y empile mes listes une fois terminées (un autre geste tellement satisfaisant).  Avec le temps, tous ces petits bouts de papier m'ont fait réaliser l'ampleur des tâches accomplies dans une semaine et parfois même dans une seule journée.  Un simple pique-papier est donc devenu le témoin visuel de tous les crochets, toutes les listes, et toutes les petites notes à moi-même ainsi rassemblées, achevées, finies. De quoi être fier de soi. 

J'ai donc peu à peu changé ma vision des listes pour en faire moins un facteur de pression qu'un objet de fierté.  Parce qu'il n'y a rien de mal à vouloir doucement s'organiser.